Jean Pascal avait refusé de rencontrer l’homme d’affaires américain après sa victoire contre Lucian Bute

Publié le par Benoît Sainte Marie

PHOTO AGENCE QMI, STEVENS LEBLANC Jean Pascal est d’avis que les pugilistes qui encaissent déjà des millions de dollars, sans l’aide d’Al Haymon, ne devraient pas accepter ses avances.

PHOTO AGENCE QMI, STEVENS LEBLANC Jean Pascal est d’avis que les pugilistes qui encaissent déjà des millions de dollars, sans l’aide d’Al Haymon, ne devraient pas accepter ses avances.

BIG BEAR LAKE, Californie | Jean Pascal a décliné une demande de rencontre avec Al Haymon après sa victoire contre Lucian Bute, l’an dernier.

Les adjoints de l’homme d’affaires américain ont contacté le Québécois, mais ça n’a pas été plus loin.

«Son entourage m’a convié à une rencontre à New York, a confirmé Pascal. Cependant, je ne l’ai pas rappelé, car je n’étais pas intéressé à faire affaire avec Al Haymon à cette époque.

«Si cette offre était arrivée plus tôt dans ma carrière, j’aurais peut-être été plus enclin à discuter d’une possible association. Par contre, en affaires, je ne ferme jamais les portes.»

Pascal précise cependant qu’il est très heureux de son entente avec InterBox et qu’il se félicite d’être allé dans cette direction.

Stevenson a fait la bonne chose

Le boxeur de 32 ans est d’avis que d’embaucher Haymon comme conseiller n’est pas nécessairement la meilleure chose à faire pour tous les pugilistes. Par contre, pour certains qui feront le saut, il estime que ce sera bénéfique.

«Adonis Stevenson a pris la bonne décision de signer avec Haymon, a souligné Pascal avec son franc-parler habituel. Étant donné qu’il ne vend pas beaucoup de billets, il s’assure au moins d’un montant garanti dans les sept chiffres à chaque combat.

«S’il était demeuré sous la gouverne d’Yvon Michel, il aurait continué à encaisser des bourses de 200 000 $ par affrontement.»

Il croit que les pugilistes qui encaissent déjà des millions de dollars, sans l’aide de Haymon, ne devraient pas accepter les avances de l’homme d’affaires.

«Tu vends ton âme parce que tu cèdes tous tes droits et que tu ne prends plus aucune décision sur ta carrière, a-t-il ajouté. Si tu veux quelque chose et que lui ne veut pas, il y a de bonnes chances que ce soit non à la fin de la journée.»

On connaît enfin l’adversaire de Dierry Jean (27-1, 19 K.-O.) pour son combat du 14 mars en sous-carte du choc Kovalev-Pascal. Le protégé d’Eye of the Tiger management affrontera Carlos Manuel Reyes (24-3-1, 16 K.-O.) dans un duel de 10 rounds, mais qui ne sera pas présenté sur les ondes de HBO.

SOURCE: http://www.journaldemontreal.com/