EBU : « Quand on veut, on peut ! » regrette Guillaume Frénois

Publié le par Benoît Sainte Marie

EBU : « Quand on veut, on peut ! » regrette Guillaume Frénois

Guillaume Frénois devra aller défier l’Espagnol Julian Giner sur ses terres pour la ceinture européenne EBU des super-légers. Déçu mais déterminé.

« Je pense que la prochaine fois, ce sera mon tour ! » Dans ses propos qui font suite à la publication du résultat des enchères perdues par le clan français, le boxeur saint-quentinois fait dans l’ironie, déçu de « ne pas pouvoir essayer de gagner cette ceinture devant mon public, ma famille, mes amis ».


À 32 ans, Frénois (39 victoires, 1 défaite) pensait effectivement être à l’affiche du gala de Saint-Quentin du 19 février 2016, support également du championnat du monde WBF de Tony Averlant, autre boxeur saint-quentinois, dans une fédération moins prestigieuse. « Mais je ne suis pas la priorité par rapport à une ceinture mineure », peste Guillaume Frénois, qui attendait ce moment depuis deux ans, après sa seule défaite concédée chez les professionnels, en Italie pour ce titre EBU des super-légers face à Boschiero.


« J’ai le sentiment qu’il n’y a pas eu la volonté, regrette le Picard, alors que depuis deux ans on me promet que ma chance viendra à Saint-Quentin. » Dans ce système d’enchères, souvent controversé, c’est le plus offrant qui récolte la mise. Pascal Cordier, le patron de Bleu Ciel Production qui assure la délégation de service public de la Ville de Saint-Quentin, avait « misé » 55 000 euros. Inférieur aux 63 000 euros allongés par le clan de Julian Giner, qui aura donc l’avantage de boxer à « la casa », vraisemblablement à Barcelone.


« Xavier Bertrand (le maire de Saint-Quentin) et Pascal (Cordier) m’avaient dit après l’Italie que ce serait à Saint-Quentin, reprend « Guigui », mais si on avait vraiment eu la volonté, on aurait mis une enchère plus élevée pour faire venir un champion à Saint-Quentin, car même si 55 000 euros ce n’est pas rien, quand on veut, on peut ! »


Malgré cette déception, Guillaume Frénois ne tire pas un trait sur la ceinture. Bien au contraire. « Je suis très motivé, assure-t-il, je vais donc laisser de côté les ondes négatives et tout faire pour aller gagner là-bas. » Comme son frère, Cyril Thomas, avait réussi à le faire en 2002, en Italie, face au local Di Meco. « Pour aller gagner à l’extérieur, il va falloir se transcender, mais je sais ce qui m’attend, c’est un plus pour moi. Je n’ai pas envie de revivre la même chose… »
Et pour être prêt le jour J (la date n’est pas encore fixée mais le mois de mars est pressenti), le challenger officiel a commencé sa préparation, avec Giovanni Boggia, l’entraîneur du BC Pont (Oise). « On a fait un stage de quatre jours avant Noël, très éprouvant, en forêt, raconte le champion de France. Cette semaine, les séances sont plus légères car il faut récupérer et dès lundi prochain, on commence le boulot. »


Pour l’heure, il n’est pas encore question de l’adversaire, Julian Giner. « Moi, je n’y pense pas encore mais mon staff commence à se renseigner. »
« Juli » Giner, 32 ans, compte dix-huit victoires pour une seule défaite et s’était emparé de la ceinture vacante en juillet dernier face à son compatriote Ivan Ruiz Morote, avant de la défendre avec brio, le mois dernier à Boulogne-sur-Mer, contre Romain Jacob, jusqu’alors invaincu et notamment vainqueur à deux reprises de Boschiero, le tombeur de Frénois en Italie. De quoi promettre une affiche de haute volée à 1 200 kilomètres de Saint-Quentin.

AUTEUR: Par Xavier SWARTVAGHER

SOURCE: http://www.aisnenouvelle.fr/