gala du boxing- club castelroussin Brice Bassolé, acte 2

Publié le par Benoît Sainte Marie

gala du boxing- club castelroussin Brice Bassolé, acte 2

Le Burkinabé va vivre son deuxième gala au BCC de même que son quatrième combat chez les pros. Invaincu, le Castelroussin d’adoption est attendu.

P ersonne ne veut le rencontrer ! Le prévôt du BC Castelroussin, Bechelgui Bahi, a des yeux gros comme ça à l'évocation de son nouveau protégé. Alors qu'il côtoie le club berrichon depuis cet automne et une première mise de gants avec Sirak Hakobyan, l'autre professionnel du BCC, Brice Bassolé (26 ans) va définitivement prendre ses quartiers à la rentrée prochaine.
« C'est fait et je suis heureux », confiait l'intéressé à l'issue de sa victoire lors du gala du club début février. La deuxième dans le monde des pros pour le Burkinabé qui compte également un match nul. Invaincu, il espère bien entretenir cette dynamique et cette étiquette de dur à cuire qu'il est en train de se scotcher.

" Une fois sur le ring, je sais ce que j'ai à faire "

« Il se consacre uniquement à la boxe, affirme coach Bahi. En discutant à droite, à gauche, on a vu que beaucoup le craignaient. » Michaël Paussan (Vitry-sur-Seine), lui, ne s'est pas posé la question et se dressera devant le néo-local. Avec trois victoires et dix défaites au compteur, le Seine-et-Marnais de 31 ans tentera de faire parler son expérience, malgré une série de quatre défaites de rang (dont 1 par KO).
Brice Bassolé ne se formalise pas : « Ma philosophie dans la boxe est que tout peut arriver, pendant le combat, mais même avant et après. S'il y a défaite vendredi, c'est comme ça… Ce qui est sûr, c'est que je m'entraîne dur pour gagner à chaque fois. » Sa mise de gants effectuée avec Sirak Hakobyan, la semaine dernière (NR du 24 mars) en fut la parfaite illustration. « On a bien travaillé en vue du gala », explique Bassolé, dont la pression n'évolue guerre que le public soit hostile ou supporter comme ce sera le cas demain soir, au gymnase Jablonsky. « Le public peut changer les choses pour certains boxeurs. Chez moi, la seule pression que j'ai, c'est celle que je me mets, confie le boxeur. Et une fois sur le ring, je sais ce que j'ai à faire et je lâche tout ce que j'ai dans le ventre. » Le public castelroussin avait déjà pu découvrir l'étendue de la palette du Burkinabé début février, il va désormais pouvoir s'en délecter.

AUTEUR : Alan de Silvestri

SOURCE: http://www.lanouvellerepublique.fr/