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Blog d'informations sur le noble art en France et dans le reste du monde .

23 Jun

Dopage : qui aura le pouvoir de lutter ?

Publié par Benoît Sainte Marie

Dopage : qui aura le pouvoir de lutter ?

Dick Pound, l’ancien président de l’AMA, attend avec impatience la remise d’une nouvelle enquête avant le 15 juillet.

Les révélations du CIO et de l’IAAF vont pousser les Fédérations internationales à faire bouger leurs lignes. Avec plus ou moins d’enthousiasme.
Aux Fédérations internationales de jouer : c’est le message délivré ce mardi par le Comité international olympique (CIO) en matière de lutte contre le dopage, qui aimerait que l’exemple de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), intransigeante avec la Russie, soit la norme, à six semaines des JO. Mais entre l’IAAF et d’autres Fédérations qui ne pratiquent même pas de contrôles sanguins, les différences sont grandes. Et les moyens de pression du CIO, limités.

Les Fédérations qui jouent le jeu
L’IAAF se montre intraitable. Le signal est d’autant plus fort que l’athlétisme est le sport olympique n°1 et que ses stars sont celles des JO. Sauf décision contraire du Tribunal arbitral du sport (TAS) et sauf exception, Yelena Isinbayeva ou Sergey Shubenkov ne verront pas Rio. La Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) a, elle, déjà suspendu la Fédération bulgare et pourrait prendre les mêmes mesures contre le Kazakhstan. La Fédération russe d’haltérophilie est aussi dans le collimateur.

Les mauvais élèves
La Fédération internationale de boxe (AIBA), fermement sermonnée, va devoir se montrer irréprochable. Il lui est reproché d’avoir effectué très peu de contrôles hors compétition. « Nous devons nous assurer que la boxe sera entièrement propre à Rio » , a indiqué récemment le président de l’AIBA, le Taïwanais Ching-Kuo Wu. La natation est également sous pression avec le cas Yulia Efimova, positive au meldonium, et les révélations par la presse que deux personnes au cœur du système russe de lutte antidopage auraient proposé en 2011 à la Fédération russe de natation de ne pas contrôler certains nageurs, moyennant une importante somme d’argent.

Quatre pays sous contrôle
La Russie, le Kenya, le Mexique et l’Espagne sont actuellement en non-conformité avec le Code mondial antidopage. Le problème sera rapidement réglé pour le Mexique et l’Espagne. En revanche, « il y a des doutes sérieux sur la présomption d’innocence des athlètes russes et kényans » , a asséné ce mardi Thomas Bach, le président du CIO. Si le cas russe est désormais scellé, c’est donc moins clair pour le Kenya.

Quels moyens de pression ?
A six semaines de Rio, le calendrier ne facilite pas la tâche du CIO. Il est désormais trop tard pour que des sanctions d’envergure soient prononcées à moins que de nouveaux scandales n’éclatent. La remise, avant le 15 juillet, d’une enquête de l’Agence mondiale antidopage (AMA) concernant un supposé système de tricherie organisé lors des JO d’hiver de Sotchi-2014, pourrait pousser le CIO à suspendre un Comité national olympique complet. « Exclure toute l’équipe de Russie des JO de Rio serait l’option nucléaire. Mais cela n’est pas impossible » , a estimé dimanche Dick Pound, l’ancien président de l’AMA.

AUTEUR:http://www.republicain-lorrain.fr/

SOURCE: http://www.republicain-lorrain.fr/

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