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10 Jun

Sirak Hakobyan : " Plus aucune barrière "

Publié par Benoît Sainte Marie

Sirak Hakobyan : " Plus aucune barrière "

Une semaine après avoir obtenu la nationalité française, le professionnel du BC Castelroussin est revenu sur une saison accomplie. Et pense déjà à la suite.

Un véritable ouf de soulagement. Non, Sirak Hakobyan ne vient pas de signer sa neuvième victoire sur le ring. Mieux, le produit de BC Castelroussin, passé professionnel il y a tout juste un an et demi, a remporté l'un des combats les plus longs depuis son arrivée dans le Berry, celui d'acquérir la nationalité française. Finie la paperasse, place à la chasse. La chasse aux performances et à l'espoir de disputer, à terme, un championnat de France. « Ça fait du bien de savoir que c'est terminé. Maintenant, je n'ai plus aucune barrière », souffle aujourd'hui le boxeur.

« Les ambitions vont forcément devenir plus élevées, enchaîne son entraîneur Bechelgui Bahi. Dès qu'il sera classé, il pourra jouer la ceinture d'un championnat de France par dérogation, selon l'adversaire (1). » Des objectifs plein la tête et des rêves plein les yeux que l'enfant d'Erevan, capitale arménienne, compte bien atteindre, étape par étape.
« Nous avons fait une demande afin qu'il boxe une catégorie au-dessus, c'est-à-dire en Série B, explique Bahi.Avec le bilan qu'il possède, il peut y prétendre. Nous attendons la décision de la commission qui se réunit la semaine prochaine. » Le bilan, justement. Avec 8 victoires pour 2 défaites au cours des 18 mois de sa jeune carrière chez les pros, Sirak « The Scud » Hakobyan a traversé la saison à tout berzingue. Et ce, malgré une dernière sortie avortée, mi-avril, lors d'une défaite concédée aux points à Issoudun face à Bernard Follea, après huit succès consécutifs. Un revers « non mérité » comme continue de le marteler son entraîneur, mais tout de même inscrit sur le CV de son poulain. « Le plus décevant, c'est que nous avions beaucoup travaillé à la salle. J'étais sûr d'avoir gagné et de rester invaincu cette saison. Après, on apprend aussi dans la défaite et on ne va pas s'arrêter là-dessus », assure Hakobyan, parti en stage à Toulouse une semaine après sa défaite, sur les consignes de son coach.

" Un bilan assez exceptionnel "

« Je souhaitais faire le bilan sur ses points forts et ses points faibles. Là-bas, il a pu bien travailler », souligne ce dernier. « J'ai mis les gants avec des gars aux profils totalement différents. Cela m'a aussi permis de découvrir autre chose », a apprécié le boxeur qui avoue avoir « parfois souffert ».
Un stage qui pourrait en amener d'autres en vue d'échéances importantes. Ce sera peut-être le cas avant le prochain combat du boxeur du BCC qui ne sera pas fixé avant la fin de l'année. « On voit des professionnels qui comptent une quinzaine de combats en quatre ans. Là, on voit la différence, même si ce n'était pas forcément l'objectif d'aller aussi vite, mais les opportunités se sont présentées, explique Bechelgui Bahi, confiant quant à la capacité future de son protégé à relever les défis qui lui seront présentés. Il ne s'est jamais retrouvé à quatre pattes, ni sonné et l'arbitre n'a jamais stoppé un combat en sa défaveur. En plus de cela, il a battu quatre-cinq boxeurs aux palmarès importants. C'est un bilan assez exceptionnel. Je sais ce qu'il nous reste à faire. Il faut qu'il donne moins de coups mais plus justes, qu'il soit encore plus décisif. »
En attendant de retranscrire le tout sur un ring, Sirak Hakobyan poursuivra sa préparation au rythme des entraînements et des multiples mises de gants avec Brice Bassolé – dont la signature au BCC est compromise (lire par ailleurs) –, le champion de France Davy Armand (CL Niort) ou encore le champion du monde WBF Michel Mothmora (Ring Giennois). Excusez du peu… Des tests grandeur nature pour le Castelroussin qui en profitera également pour ressourcer un organisme mis à rude épreuve cette saison. « Au bout d'un moment, le corps, c'est comme un élastique, on s'habitue », philosophe le jeune homme de 21 ans. Ça promet.

(1) Les boxeurs ont la possibilité d'effectuer une demande auprès de la fédération pour disputer la ceinture d'un championnat de France sans pour autant être challenger.

point chaud

Bassolé, ça coince

La venue de Brice Bassolé, censé s'engager avec le BC Castelroussin à la rentrée de septembre, est aujourd'hui compromise. Alors qu'il a déjà boxé sous les couleurs du club berrichon à plusieurs reprises, le Burkinabé, toujours officiellement licencié à Elbeuf (Seine-Maritime), n'est pas assuré de rejoindre le team Bahi. « Il y a quelques complications, notamment avec ses entraîneurs », a confié Bechelgui Bahi, le prévôt du BCC.

AUTEUR : Alan de Silvestri

SOURCE: http://www.lanouvellerepublique.fr/

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