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Blog d'informations sur le noble art en France et dans le reste du monde .

25 May

À Louvroil, l’imbroglio Dylan Carlier

Publié par Benoît

À Louvroil, l’imbroglio Dylan Carlier

Le BS Louvroil aurait pu aligner ses cinq boxeurs professionnels, samedi soir, lors de son gala, salle Dufour. Pour des raisons diverses et parfois obscures, seul Rémi May répondra présent. Dylan Carlier, le grand espoir du club, a disparu des radars.

On lui promettait un avenir radieux. Demi-finaliste du championnat de France amateurs en février 2016, Dylan Carlier avait manqué de peu la consécration, une qualification pour la finale au Cirque d’Hiver. La faute, selon ses proches, à un arbitrage jugé partial. Le parcours du jeune hautmontois (23 ans), marqué par trois titres consécutifs (départementalrégional et interrégional), restera toutefois dans les mémoires. La suite logique ? Une carrière professionnelle. Un premier combat à Hénin-Beaumont en novembre, et une victoire. Propre.

Dès lors, l’attendait le test du gala local, idéal pour se construire une réputation auprès d’un public louvroilien connaisseur. Ce ne sera pas le cas. Dylan Carlier ne combattra pas samedi, salle Dufour. Il ne combattra peut-être jamais à Louvroil : «  Dylan ne fait plus partie du club, annonce le président, Alain Verwaerde. Il ne venait plus aux entraînements et allait dans d’autres salles, en Belgique. C’est Rachid qui a pris la décision d’arrêter.  » Rachid Bouaita, l’entraîneur de Dylan Carlier, contredit pourtant son président : « Dylan est licencié, mais il ne s’entraîne pas. C’est lui qui a pris la décision d’arrêter. Je ne sais pas pourquoi, on n’en a pas parlé  », expédie l’ancien boxeur, visiblement très agacé par la situation. Et remonté envers son ancien poulain : «  Les boxeurs, ça va et ça vient. Dylan n’est pas le seul à avoir du talent. S’il veut revenir, la porte est ouverte, mais ce n’est pas moi qui irais le chercher.  »

Le principal concerné, injoignable, n’a pas pu livrer sa version des faits. La rupture est-elle sans appel ? En 2011, le jeune homme avait pris une première fois ses distances avec la boxe, suite à une blessure. Pour revenir beaucoup plus fort ensuite. Compte tenu de son talent, il est souhaitable que l’histoire se répète.

Et les autres absents ?

Le plus connu de tous les boxeurs louvroiliens, Jean-Bernard Vandenbussche, a logiquement raccroché les gants après la découverte d’un décollement de la rétine. Sa carrière est terminée. Le Belgo-Russe Timur Nikarkhoev aurait dû en être, mais sa défaite surprise par arrêt de l’arbitre, lors de son premier combat en France le 29 avril à Hénin-Beaumont, le contraint par le réglement à respecter un mois d’arrêt. Exit, donc, Louvroil. Il se consolera avec un combat à Frameries, le 3 juin. Enfin, le boxeur originaire de Denain, Steeve Gressiez, a disparu de la circulation. Voilà comment Rémi May se retrouve le seul Louvroilien à défendre les couleurs de son club lors du gala maison.

Un combat pour François Bastient

 

François Bastient, après sa victoire au mois de mars, à Fourmies.
François Bastient, après sa victoire au mois de mars, à Fourmies.

 

Passé professionnel au même moment que Dylan Carlier, Rémi May effectue des débuts difficiles dans son nouvel environnement sportif. Il a été défait lors de ses deux premiers combats. Samedi, le boxeur louvroilien (super-légers) tentera d’accrocher un premier nom à son tableau de chasse, celui du Parisien Ayoub Elghallouchi. Ce combat sera une demi-finale de critérium. Les connaisseurs auront aussi le plaisir de revoir François Bastient. De retour sur les rings en mars, le Fourmisien de 35 ans, ancien triple champion de France, affrontera le Bulgare Borislav Zankov. Deux autres combats sont programmés : une finale féminine WBC entre Marion Montanari (Bourgoin-Jallieux) et Oshin Derieuw (Hénin-Beaumont), et l’opposition Douadi (Hénin-Beaumont) – Coulon (Paris) attendue de pied ferme par Alain Verwaerde.

Les prometteurs amateurs louvroiliens

 

Sélim Bouaita, à droite, est l’un des grands espoirs du BS Louvroil.
Sélim Bouaita, à droite, est l’un des grands espoirs du BS Louvroil.

 

Chez les amateurs, le BS Louvroil sera beaucoup plus représenté. Logan Bertrand (18 ans, super-lourds), a remporté les deux titres régional et départemental, échouant en quart de finale du championnat de France. Autres boxeurs à suivre : Quentin Dubois et surtout Sélim Bouaita. Le neveu de Rachid a crevé l’écran cette année. Champion du Nord et des Flandres, il a été couronné champion de France cadets (-52 kg). Il a même reçu des convocations en équipe de France. Preuve qu’il a tout d’un futur grand. Quant à Quentin Dubois (cadets, -48 kg), la saison peut laisser un goût amer. Il n’a pu disputer la finale du Nord, faute d’adversaire mais a su se qualifier pour la finale régionale par la suite avant de s’incliner aux points. Il a bien entendu tout l’avenir devant lui. Tout comme Océane Ackermann (15 ans, -60 kg), sur qui Rachid Bouaita compte beaucoup.

Samedi à partir de 19 heures, salle Marcel-Dufour à Louvroil. Prix des places : 15 € (près du ring) ; 10 € (gradins). Renseignements : 03 27 64 35 77. La pesée est prévue ce vendredi à 19 h, au restaurant Crocodile à Hautmont.


AUTEUR : Par J. Ca. (Avec G.W.) 

SOURCE: http://www.lavoixdunord.fr/

Au sujet de la photo : Reverra-t-on Dylan Carlier boxer sous les couleurs du BS Louvroil ? Toujours est-il que le prometteur super-légers ne participera pas au gala du club, samedi soir. PHOTO GEOFFREY LEMAIRE

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