Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Blog d'informations sur le noble art en France et dans le reste du monde .

27 May

Tony Yoka made in USA

Publié par Benoît

Tony Yoka made in USA
Pour préparer son passage chez les professionnels, le champion olympique Tony Yoka, qui défie le 2 juin Travis Clark à Paris, s'est installé en Californie où il se sent déjà chez lui.
 
Tony Yoka a posé son avant-bras gauche sur le dossier d'une chaise. Face à lui, précis et délicat, Donald Eames lui masse les métacarpes. Puis il enserre les phalanges du Français avec de la gaze et du sparadrap. Ici, au «No cross no crown» gym, on préserve les outils : avant chaque entraînement, les poings du champion olympique ont droit à des bandages durs, les mêmes qu'en combat. C'est le boulot de Donald, le «Cutman» chargé des soins durant la minute de repos. A 68 ans, Don en a vu passer des combattants. Ce vétéran de la 173e division aéroportée a servi au Vietnam en 1968 et 1969. Cet ancien a du caractère, comme en atteste son T-shirt «he isn't my president» (il n'est pas mon président) en référence à Donald Trump. Alors quand, dès son arrivée à la salle, Tony Yoka l'a appelé «Old man» (vieil homme), Don l'a recadré avec humour. Pour le Français, il n'y avait pas manque de respect, juste un manque de connaissance des nuances de l'anglais. Depuis, tous deux ont fait «ami-ami» et Don est aux petits soins pour Tony.
 
Tandis qu'on lui bande le poing gauche, de sa main droite le Français manipule son téléphone. Il gère la sono de la salle via le bluetooth. Pas question d'offenser les coaches avec du Gangsta Rap qui bastonne des «motherfucker nigger» (enculé de nègre) à chaque couplet. Alors Yoka opte pour The world greatest, un titre en hommage à Muhammad Ali interprété par R. Kelly, le roi du R'n'B. 
 
SOURCE : www.lequipe.fr/
 
AUTEUR : Karim Ben-Ismaïl, à San Francisco

À propos

Blog d'informations sur le noble art en France et dans le reste du monde .