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26 May

Tony Yoka : «Si tu as peur avant d'aller à la guerre, tu vas mourir»

Publié par Benoît

	 Tony Yoka : «Si tu as peur avant d'aller à la guerre, tu vas mourir»

Prêt à encaisser. Depuis son titre de champion olympique dans la catégorie des lourds en 2016, Tony Yoka n’a qu’un objectif : s’imposer chez les professionnels. Invité sur RTL à une semaine de son combat face à l’Américain Travis Clark, le Français s’est déclaré prêt pour son baptême du feu chez les pros. Pour maximiser ses chances de succès et se préparer dans les meilleures conditions, le boxeur a fait le choix de s’exiler aux Etats-Unis, terre de boxe par excellence. Une décision que le jeune homme de 25 ans ne regrette pas et qui lui a énormément apporté : «Franchement, depuis que je suis arrivé aux Etats-Unis j’ai l’impression de redécouvrir mon sport», a-t-il expliqué à Yves Calvi. Yoka voulait également trouver un coach avec «une énorme expérience du niveau international et qui avait déjà amené des boxeurs au titre de champion du monde.» Un profil plutôt rare dans l’hexagone selon lui. C’est donc sous la houlette du célèbre Virgil Hunter, «un vieux de la vieille»,  que Yoka s’est entraîné ces trois derniers mois, près de San Francisco. Une préparation intense pour tenter de devenir le premier Français champion du monde chez les lourds. Le titre suprême est encore loin, et son premier adversaire, Travis Clark, est loin d’être un cador, mais Tony Yoka aborde avec sérieux cette confrontation : «Je pense que je me suis entraîné très sérieusement. C’est mon premier combat chez les professionnels donc forcément il y a un peu d’appréhension.» Conscient de l’énorme attente qui l’entoure, le Français ne se laisse pas déborder par la peur, au contraire.

«On sacrifie tout pour ce moment»

Tony Yoka

En réponse à une question à propos de son futur adversaire, Tony Yoka explique que «si tu as peur de ton adversaire avant de monter sur le ring, ça ne sert à rien d’y aller. Si tu as peur avant d’aller à la guerre, tu vas mourir.» Une preuve de confiance en lui qui n’est pas à prendre pour de l’arrogance. Conscient de tous les sacrifices qu’il a dû concéder pour se rapprocher de son rêve, le boxeur sait également que tout peut se terminer en quelques secondes : «Je suis loin de ma famille, loin de mes amis, je pars loin de tout, je quitte mon pays et ça j’y repense avant le combat, parce que la boxe est un sport qui ne pardonne pas, tu peux t’entraîner 3-4 mois, loin de tout le monde, et arriver sur le ring et tout perdre en 10 secondes.» Bien différent du monde amateur, celui des professionnels imposera au boxeur des combats plus longs, plus physiques et une bonne dose de coups. 
Durant sa préparation outre Atlantique, Tony Yoka a développé sa musculature pour être prêt à encaisser les chocs et la douleur, même si cette dernière n’est pas ce qui l’effraie le plus : «Non ce n’est pas la douleur qui fait peur. On a peur de perdre parce qu’on sacrifie tout pour ce moment.» Une phrase qui montre l’importance de ce rendez-vous pour la carrière du Parisien. En résultat de l’énorme engouement que provoque son premier combat chez les pros, le Palais des Sports devrait faire salle comble le 2 juin. L’attente est bientôt terminée pour le boxeur. Il saura si tous les efforts consentis en valaient la peine et s’il a les épaules assez solides pour s’imposer dans l’élite de la boxe mondiale. Virgil Hunter en est lui persuadé : «Tony a tout pour devenir un crack» avait-il déclaré dans les colonnes de L’Equipe, alors que le Français n’était pas encore son poulain.

AUTEUR : Par Louis-Bertrand Brutin

SOURCE: http://sport24.lefigaro.fr/

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