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Blog d'informations sur le noble art en France et dans le reste du monde .

10 Jun

Au BCC, ça va aller Faure

Publié par Benoît

Au BCC, ça va aller Faure

La nouvelle locomotive professionnelle du BC Castelroussin a de l’allure : Thomas Faure (27 ans) fait partie des dix meilleurs mi-lourds français.

 Les habitués des galas du BCC le connaissent forcément. Thomas Faure a déjà combattu trois fois sur le ring de Jablonsky, il y a même lancé sa carrière professionnelle un soir de février 2013. « Comme j'ai gagné les trois fois, je me dis qu'il y a peut-être une bonne étoile ici pour moi », s'amuse-t-il. C'est l'une des raisons qui ont guidé ce boxeur de 27 ans à quitter son cocon de Saint-Junien (Haute-Vienne), où il est né et où il a fait tout son parcours de boxeur, à l'AS Saint-Junien, depuis ses débuts à l'âge de 8 ans. Sans vouloir « dénigrer » son club formateur, Thomas Faure le quitte quand même le cœur gros, la déception au bord des lèvres. Il dit que « ça n'allait plus trop depuis pas mal de temps à Saint-Junien », avant de parler carrément de « malhonnêteté » à son égard.

" Sur un ring je ne recule pas "

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est son dernier combat en date, un quart de finale de Coupe de la Ligue perdu contre Eddy Lacrosse. « Mes dirigeants m'ont fait croire qu'ils avaient été aux enchères pour organiser le combat à Saint-Junien, or ils ont fait un arrangement entre entraîneurs, déplore-t-il. Du coup, le combat a eu lieu chez lui, j'ai été payé une misère pour un huit rounds et mon entraîneur a touché plus que moi. Ça ne peut pas marcher comme ça ! Et, en plus de ça, j'ai gagné ce combat et je me suis fait voler, ça fait beaucoup Il fallait que je change d'air. » C'est Thomas Faure lui-même qui a noué le contact avec le club de Châteauroux. « Je me suis aussi renseigné auprès de deux autres clubs, mais c'est le BCC qui s'est montré le plus intéressé par ma venue, précise-t-il. C'était le bon endroit où aller pour moi, car je savais déjà que la famille Bahi était sérieuse. Ici, les contrats seront clairs, il n'y aura pas d'escroquerie. J'ai besoin d'avoir des personnes de confiance à côté de moi. » 
Et au BCC, Thomas Faure ne sera pas qu'un nom sur une licence, bien que son travail de coupeur maroquinier chez un célèbre fabricant de luxe le retienne à Saint-Junien. « Je vais venir à Châteauroux au minimum deux fois par semaine pour m'entraîner, assure-t-il. Même si j'ai mon préparateur physique, Manu Grousseau, avec moi à Saint-Junien, c'était impératif d'être présent ici régulièrement pour bien travailler avec mes nouveaux entraîneurs. » 
Et puis Thomas Faure ne change pas de crémerie pour rien. Il le dit haut et fort : « L'objectif ultime de faire un championnat de France, ici, à Châteauroux. On va y aller étape par étape, mais si je signe avec le Team Bahi, c'est pour ça, Sofien et Bechelgui le savent. » Il ne faut pas y voir ici quelconque forfanterie. Thomas Faure, c'est l'un des mi-lourds qui comptent dans le paysage de la boxe française, actuel n° 9 dans la hiérarchie nationale et déjà détenteur de deux trophées, le Tournoi de France 2016 et le Critérium espoirs 2015, l'équivalent d'un championnat de France pour les débutants pros. 
Avec 12 combats à son palmarès (9 victoires, 3 défaites), Thomas Faure a encore de beaux jours devant lui dans la boxe. Il a choisi Châteauroux pour franchir un palier, sans renier son ADN de boxeur. « Je suis un boxeur technique et frappeur, estime-t-il. Je n'ai pas encore de K.-O. à mon palmarès, mais pourtant je cogne ! Surtout, je ne recule pas sur un ring. Je ne lâche jamais mon adversaire, même si ça frappe en face, je vais à la guerre. J'ai un gros cœur. »

 
 

la phrase

« C’est facile d’avoir un boxeur
pro, ça l’est moins d’en avoir un
très bon. »

L'arrivée de Thomas Faure au BC Castelroussin est un vrai plus pour le club, Sofien Bahi ne s'en cache pas. Celui qui entraînera le nouveau professionnel du club aux côtés de son père, Bechelgui, est ravi de travailler avec cette nouvelle locomotive. « Thomas est numéro 9 français dans sa catégorie des mi-lourds, il a déjà deux titres à son palmarès, ce n'est pas le premier boxeur venu », estime-t-il ainsi. Mais pas question toutefois pour le staff du BCC de précipiter les choses avec leur nouveau poulain. « On sait qu'il veut faire un championnat de France, mais on va y aller étape par étape. On est parti pour faire un bout de chemin ensemble », renchérit Sofien Bahi.

AUTEUR : Ludovic Lagasse
SOURCE: http://www.lanouvellerepublique.fr

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