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Blog d'informations sur le noble art en France et dans le reste du monde .

05 Aug

Pourquoi Lomachenko est le boxeur à ne pas rater du moment

Publié par Benoît

	 Pourquoi Lomachenko est le boxeur à ne pas rater du moment
Pour son dixième combat chez les pros, Vasyl Lomachenko défend sa ceinture WBO des super-plumes ce samedi à Los Angeles contre le Colombien Miguel Marriaga (en direct à 4h sur SFR Sport 1 dans la nuit de samedi à dimanche). L’occasion de voir une nouvelle fois à l’œuvre le spectaculaire Ukrainien, sans doute meilleur boxeur amateur de l’histoire et qui a déjà battu des records, remporté deux titres mondiaux et rejoint le gotha depuis son arrivée chez les pros en 2013.
Parce que son passé amateur est unique
 
Deux médailles d’or olympique en 2008 et 2012. Deux titres de champion du monde en 2009 et 2011. Et une seule défaite, vengée deux fois par la suite, en… 397 combats ! S’il y a toujours matière à débattre avec ce genre de questions, la plupart des observateurs se plaisent à dire que Vasyl Lomachenko a connu la meilleure carrière de l’histoire de la boxe amateur. Devant les stastistiques, difficile de leur donner tort. Un Français peut témoigner : Khedafi Djelkhir avait été écrasé en moins de deux minutes en finale des JO 2008 à Pékin, arrêté par l’arbitre après avoir été compté trois fois suite à une véritable démonstration de vitesse d’exécution et de précision de l’Ukrainien. Des qualités qui le définissent toujours chez les pros neuf ans plus tard.
 
Parce que son début de carrière pro est fulgurant
 
Il n’aura lui aura fallu que trois combats pour remporter son premier titre mondial, la ceinture WBO des plumes. De quoi égaler le record de précocité du Thaïlandais Saensak Muangsurin qui datait de 1975 chez les super-légers. Sa deuxième ceinture planétaire dans deux catégories de poids différentes, la WBO des super-plumes, il l’aura obtenu lors de son septième combat, une première dans l’histoire. Grâce à son expérience chez les amateurs, Vasyl Lomachenko a débuté sa carrière pro façon boulet de canon. En neuf combats (8-1, dont 6 KOs) depuis octobre 2013 avant celui de ce samedi contre Miguel Marriaga, l’Ukrainien a déboulé dans les classements des boxeurs toutes catégories confondues de tous les spécialistes : troisième pour ESPN, quatrième selon BoxRec et TBRR, cinquième pour The Ring. Son but avoué ? Grimper sur le trône de ces comparaisons virtuelles, tout simplement. La réputation de Lomachenko, dont le premier combat pro a été disputé en dix rounds (une rareté), ne souffre même de sa seule défaite contre Orlando Salido, contre qui il tentait de signer un record en remportant une ceinture mondiale pour son deuxième combat, la décision des juges étant contestée par beaucoup alors que le Mexicain avait boxé de façon « sale ».
 
Parce qu’il possède un style unique et spectaculaire
 
Pour comprendre le style Lomachenko, il faut lire l’Ukrainien en 2015 sur le site d’ESPN : « Je veux apporter quelque chose de nouveau à la boxe. Je veux être reconnu par les fans comme un boxeur-peintre sur les plans de la vitesse, du jeu de jambes, de la puissance de punch, représenter une forme d’art dans le ring ». En moins de dix combats pros, Vasyl a atteint son objectif. Le Los Angeles Times le surnomme « le Picasso de la boxe ». Bob Arum, son promoteur (Top Rank), prétend ne plus avoir vu une technique de ce calibre depuis Muhammad Ali. N’en jetez plus…
 
Il faut dire que le garçon est unique en son genre sur un ring. Qualité de déplacements exceptionnelle, vitesse d’exécution fabuleuse, angles de frappe improbables : le dominateur Lomachenko a bien mérité son surnom de « The Matrix », référence aux capacités physiques du personnage interprété par Keanu Reeves dans le film du même nom. Vasyl bouge trop bien pour ne pas toucher, esquive tout ce qui traîne et rend fou l’adversaire. Certains, comme son père et entraîneur Anatoly, lient tout cela aux cours de danse de sa jeunesse. D’autres pointent sa pratique du hockey sur glace qui l’aurait en partie façonné dans ce moule. Avec lui, la boxe devient presque facile, à l’image de ce moment où il a mimé une cape imaginaire façon matador face à l’Américain Jason Sosa en avril dernier (il n’a plus combattu depuis). Un régal pour les yeux et dans l’efficacité. Du grand art, quoi.
 
Parce qu’il devrait nous offrir quelques « gros » combats dans le futur
 
Pressé d’affronter des gros noms en début de carrière, Lomachenko a dû apprendre la patience dans un milieu pro moins prompt à opposer les meilleurs que le monde amateur et ses Mondiaux-JO. D’autant que peu souhaitaient se frotter à ce monstre à la réputation déjà très haute avant ses débuts pro. Mais vu son aura grandissante, il va voir de plus en plus d’opportunités se présenter à lui. Et à 29 ans, celui qui est encore « jeune » chez les pros compte encore réaliser de grandes choses avant de raccrocher les gants. L’Ukrainien installé en Californie évoque souvent les (grands) noms du Mexicain Miguel Belchelt (32-1, champion WBC des super-plumes), de l’Américain Mikey Garcia (37-0, champion WBC des légers) ou du Cubain Guillermo Rigondeaux (17-0, champion WBA des super-coqs) – il les citait encore ce samedi dans les colonnes de L’Equipe – comme futurs défis. 
 
Autant de challenges qui font saliver un milieu en véritable renaissance ces derniers mois avec des champions qui osent enfin s’affronter. Parmi ces trois possibilités, Bob Arum fait pencher sa préférence du côté de Rigondeaux, lui aussi double champion olympique (2000-2004) et double champion du monde (2001-2005), pour un rendez-vous sans aucun équivalent dans le passé. « C’est le combat que je suis le plus impatient de voir, lâchait le promoteur à ESPN en 2015. Il aurait un côté historique : ce serait la première fois de l’histoire de la boxe que deux doubles champions olympique s’affronteraient dans un combat. L’opposition de styles donnerait un combat sensationnel et Lomachenko obligerait Rigondeaux à vraiment combattre pour une fois. » Et le manager de Vasyl, Egis Kilmas, d’estimer à l’époque : « On est encore très loin d’avoir vu le meilleur de Vasyl. » Vu ce qu’on en a déjà observé, ça donne envie.
 

SOURCE : https://sport.sfr.fr/

AUTEUR :  ALEXANDRE HERBINET

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