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25 Aug

Un retour aux sources pour Khedafi Djelkhir

Publié par Benoît

Un retour aux sources pour Khedafi Djelkhir

À 33 ans, la carrière du médaillé olympique (l’argent en 2004 à Pékin) en boxe anglaise, Khedafi Djelkhir, souvent aussi récompensé dans les compétitions nationales et internationales, prend un tournant. Sa passion est née dans le quartier de Montrapon à Besançon il y a une plus d’une vingtaine d’années. Après une vie d’apprentissage, c’est naturellement qu’il décide de « rendre ce qu’on lui a donné », à ceux qui l’ont vu grandir.

 

 

La Terre de chez nous (TCN) : Vous avez arrêté votre carrière après votre décision de ne pas participer aux Jeux Olympiques de Rio en 2016... Où en êtes-vous aujourd’hui ? 
Khedafi Djelkhir (K. D.) : Aujourd’hui, c’est derrière moi. L’année 2016 a été difficile parce que ne pas participer à des Jeux Olympiques, ça demande beaucoup de réflexion. Mais au final, la raison a pris le dessus sur l’envie. 

TNC : C’est-à-dire ? 
K. D. : Je m’y étais préparé. Mais pour ce genre de compétition, un boxeur a besoin d’un entraînement spécifique. On ne s’entraîne pas en amateur comme on se prépare pour un combat professionnel. J’avais forcement envie d’y aller. Mais pourquoi faire ? Je voulais simplement bien finir ma carrière et avec ce manque de soutien, ça n’aurait pas été le cas. 

TNC : D’autres ont-ils rencontré les mêmes problèmes ? Êtes-vous le seul à ne pas avoir été soutenu par votre fédération ? 
K. D. : Mon erreur a été d’opter pour une prise en charge intégrale de ma préparation par la Direction Nationale Technique alors qu’en majorité, la préparation de mes camarades a été co-financée par le club auquel ils appartiennent et par la Fédération.
TNC : Ne pouviez-vous pas faire la même chose ? Vous appuyer sur un club ? 
K. D. : À Besançon, on manque clairement d’offre dans ce domaine. Il existe seulement trois clubs de boxe anglaise mais leur structure, leur expérience ne correspondaient pas à un tel projet. C’est d’ailleurs à ce moment là que mon idée a commencé à germer. 
« On ne choisit pas d’être sportif, on le devient » 
TNC : Entraîner ? 
K. D. : Oui, c’est dommage de ne pas avoir de centre d’entraînement digne de ce nom pour les boxeurs de notre ville. On ne choisit pas d’être un sportif, on le devient. Cela implique une méthodologie, autant physique que psychologique, pour permettre aux boxeurs de s’accomplire totalement. À ce moment là, ça bouillonnait dans ma tête et c’est vite devenu évident. J’allais ouvrir mon propre club de boxe dans la ville qui m’a vu naître. 

TNC : Pourquoi maintenant ? Avez-vous toujours eu cet objectif d’enseigner ? 
K. D. : Pas depuis toujours. Quand on est dans la compétition, on est assez centré sur soi et on n’a pas le temps de réfléchir à ces choses là. J’ai déjà lancé une association similaire en 2006, gérée aujourd’hui par d’autres personnes. J’avais envie de monter ma propre structure, de la faire naître et qu’elle grandisse grâce à l’expérience et le savoir qu’on m’a aussi un jour transmis. On n’entraîne pas un enfant comme on entraîne un adulte, en école comme on entraîne en club ou a un novice comme à un boxeur expérimenté. S’adapter à son auditoire, à son niveau c’est ma ligne de conduite. Quel que soit son talent, chaque participant a un objectif à atteindre. S’il veut être champion, je ferais tout pour l’aider, s’il veut simplement perdre du poids, je serais tout autant impliqué, idem pour ceux dont le but est de vaincre leur timidité ou simplement d’entretenir leur corps par une discipline complète. La tendance des clubs à ne vouloir que des champions et des compétiteurs ne s’adapte pas aux demandes actuelles. J’ai donc voulu élargir l’offre par une pédagogie plus adaptée…

article complet dans notre édition du 25 août 2017 : http://www.laterredecheznous.com

SOURCE : http://www.laterredecheznous.com

AUTEUR : YK

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